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Des femmes debout!

Émue et émouvante, sœur Monique Laroche m’entraîne avec elle au Tchad, le temps de partager quelques souvenirs de mission. La religieuse, des sœurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe (SJSH), y a passé 13 ans de sa vie et ces années l’ont fortement marquée.

« À 20 ans, je rêvais de partir en mission, mais, pendant longtemps, ce projet est demeuré dans l’ombre. C’était un désir de jeunesse », soupire-t-elle.

Le 12 septembre 1992, alors qu’elle est âgée de 45 ans et que ce rêve semble bien enfoui dans un recoin de son cerveau, sœur Monique entend la supérieure générale, sœur Jeannine Couture, transmettre à la communauté une certaine demande de Mgr Mathias N’Gartéri, évêque tchadien. Il a besoin de missionnaires pour prendre le relais de sœurs françaises au Collège Notre-Dame, situé à Moundou, au sud du Tchad.

© Patrick Roger, photographe

© Patrick Roger, photographe

 

 

 

 

 

 

 

« Quand j’ai entendu cet appel, j’ai ressenti un immense bouleversement intérieur, raconte sœur Monique. Pendant une semaine, ça m’a empêchée de dormir. Je me disais que c’était une folie mais aussi, une occasion à saisir. Ce questionnement intense a été mon chemin de Damas, ma bascule à moi. J’ai décidé de dire oui, mais à condition de ne pas être la directrice de l’école. Cette position-là était ferme. Quand sœur Jeannine m’a dit qu’une sœur de l’ouest, Claudette Robert, était prête à jouer ce rôle, j’ai décidé de plonger. Une autre sœur de la communauté, la Brésilienne Alzerina Borges Pinto, a fait le saut avec nous. Nous avons alors mis le cap vers un pays lointain et avons vécu une immersion totale dans l’inconnu. »

Le trio a pris la barre d’un collège de jeunes filles dans un pays et une région où musulmans et catholiques cohabitaient, mais où la situation politique était instable. Le pays se relevait à peine de 20 ans de guerre intestine. À l’envie d’inscrire leurs filles dans un collège privé et de les voir s’épanouir et cheminer vers un métier et une indépendance certaine, les parents se trouvaient confrontés aux traditions. Celles-ci leur rappelaient que leur fille serait plus difficile à marier, car pour une fille scolarisée, la dot est plus élevée et aussi parce qu’il y a alors plus de chance qu’elle s’oppose au choix de la famille et souhaite réaliser un mariage d’amour.

« Nous, ce que nous voulions, affirme sœur Monique avec conviction, c’était en faire des femmes debout! Nous étions persuadées que nos filles avaient une place dans la société et qu’il fallait les aider à la prendre. Aujourd’hui, quand je vois ce qu’elles sont devenues, je suis très fière », dit la religieuse qui garde contact avec certaines d’entre elles, notamment par Facebook.

Tout n’a pas été rose au Tchad. Sœur Claudette a failli y perdre la vie, à cause de la malaria, et une pénurie d’eau en saison chaude s’est avéré une expérience troublante pour les sœurs qui ont dû faire des choix déchirants, ce dont sœur Monique se remémore les larmes aux yeux.

Pourtant, à l’entendre, on sent bien qu’elle y a laissé une partie de son cœur. Elle n’hésite pas une seconde lorsqu’on lui demande si elle repartirait, si c’était à refaire.

« Ce fut une très belle période de ma vie où j’ai pu élargir ma tente et l’espace dans mon cœur », mentionne-t-elle.

Aujourd’hui, le collège est dirigé par des Tchadiens. Les sœurs de Saint-Joseph les ont formés, aidés, encouragés et elles ont quitté le pays, en 2007, en se disant « mission accomplie » !

Le 4 septembre… et puis après?

C’est sur la pointe des pieds que le discours citoyen s’est immiscé dans le vote des Québécois le 4 septembre dernier. Par contre, ce discours citoyen est porteur d’espoir pour la société québécoise, et ce, bien plus que le discours de n’importe quel politicien actuellement à l’œuvre.

La confiance des Québécois envers leurs politiciens s’est effritée rapidement au cours des dernières années et, avec les révélations de la commission Charbonneau qui se bousculent aux portes ces jours-ci, elle n’est pas près de se rétablir. La côte à remonter est très abrupte.

Voilà en substance ce qui ressortait de la table ronde organisée par l’Institut du Nouveau Monde (INM), le 9 octobre dernier, un débat dont le thème était : «  Après les élections du 4 septembre : qu’est-ce qui va changer? »

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Il s’appelle Titouan Lamazou

Avec un nom comme ça, on ne peut qu’être un artiste! Et c’est bien ce qu’il est, ce Titouan Lamazou, photographe et écrivain, autrefois navigateur professionnel, poète au service de la beauté et surtout, celle des femmes.

C’est d’ailleurs en écoutant Femmes du monde, deux DVD empruntés à la bibliothèque T.- A.- Saint-Germain, que j’ai pu découvrir et apprécier la valeur à la fois poétique et caustique d’une partie de l’œuvre de ce, par ailleurs, très beau bonhomme!

 

 

 

 

 

 

« Je ne suis qu’une petite crevette perdue dans l’océan », avoue une Chinoise qui pose pour lui dans son petit home.

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La Gaspésie, encore un peu!

Quand j’ai le blues de la Gaspésie, je peux toujours me tourner vers la poésie de Jean-Marie Pelletier, vaillant gaillard issu de la Vallée de la Matapédia, un coin de pays qu’il sait si bien chanter.

Voici un texte de Jean-Marie qu’il interprète sur son album Le chemin du temps. Admirez :

 

 

 

Entre la mer et les rochers

Entre la mer et les rochers
Sur les galets que vient mouiller
La dernière marée
Un cormoran a perdu son nid
Les goélands se moquent de lui

Entre la mer et les rochers
Le vent du large vient chanter
Sans jamais se lasser
Quel est l’écho qui nous arrive
D’une autre terre, d’une autre rive
Au fil de l’eau, au fil de l’eau
Est-ce le chant d’une sirène
Ou la douleur d’une âme en peine
Au fil de l’eau, au fil de l’eau
Entre la mer et les rochers
Le vent du large vient chanter
Sans jamais se lasser

Oh oh oh oh…

Écoute encore, écoute bien
C’est le vent du Nord qui revient
De son voyage au Labrador

Entre la mer et les rochers
Les pieds pendants au bout du quai
Je m’amuse à rêver
Tantôt pêcheur, tantôt poisson
Explorateur ou Robinson

Je me sens l’âme d’un marin
Et je voudrais m’en aller loin
Vers un autre destin
Tourner le dos à mes blessures
M’en aller droit à l’aventure
Nouvelle vie, nouvelle vie
M’en aller là où tout commence
Nouvelle terre d’espérance
Nouvelle vie, nouvelle vie
Je me sens l’âme d’un marin
Et je voudrais m’en aller loin
Vers un autre destin

Oh oh oh oh…

Écoute encore, écoute bien
C’est le vent du Nord qui revient
De son voyage au Labrador

Entre la mer et les rochers
Sur les galets que vient mouiller
La dernière marée
Le cormoran a trouvé son nid
Et lentement tombe la nuit
Sur la mer endormie

© Paroles & musique: Jean-Marie Pelletier

Je vous invite à visiter son site et à apprécier toute la saveur de sa poésie :

http://www.jeanmariepelletier.com/index.html

et pour entendre une vidéo où il interprète une autre magnifique chanson, cliquez sur le lien suivant : http://youtu.be/DjQkWJ7AJ1g

 

Salutations l’ami. Prends soin de toi et de ta belle Jasmine! XX

 

 

Caplan tatoué sur le coeur!

Souvenirs de vacances…

Dimanche 21 août 2011

Chaise longue et « ti-cass » sur la tête… il fait une de ces chaleurs! C’est sûrement pour me dire Bienvenue dans la Baie des Chaleurs!

La marée est haute et des gens se baignent.

À ma gauche, le ciel est gris et menaçant. Il y a plein de monde sur la plage, mais dans quelques minutes, vraisemblablement, ils ramasseront leurs affaires à la hâte et courront se réfugier quelque part.

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